Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse en septembre 2026, avec l’OAT 10 ans au-dessus de 4 %

Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse en septembre 2026, avec l’OAT 10 ans au-dessus de 4 %

Le mois de septembre 2026 s’ouvre sur un signal moins favorable pour les emprunteurs : les taux du crédit immobilier repartent progressivement à la hausse. Après une période de relative stabilité, les barèmes publiés par les banques montrent une tension plus nette, en particulier sur les durées de 20 et 25 ans.

Des repères de taux qui remontent sur les principales durées

À la rentrée, les niveaux constatés restent encore compatibles avec des profils bien préparés, mais la tendance n’est plus à l’assouplissement. Les repères observés pour des taux nominaux, hors assurance et hors garanties, se situent dans les fourchettes suivantes :

Sur 15 ans

Le taux moyen se situe entre 3,23 % et 3,43 %, avec un meilleur taux annoncé à 3 %.

Sur 20 ans

Le taux moyen ressort entre 3,40 % et 3,54 %, pour un meilleur taux à 3,10 %.

Sur 25 ans

Le taux moyen évolue entre 3,53 % et 3,61 %, avec un meilleur taux annoncé à 3,25 %.

Dans les faits, la hausse est plus visible sur les emprunts longs, qui restent souvent les plus sensibles aux mouvements de marché et aux arbitrages des banques.

Pourquoi les taux montent à nouveau

Cette nouvelle phase s’explique en grande partie par la pression exercée sur le coût de refinancement des banques. Le franchissement récent du seuil de 4 % pour l’OAT 10 ans pèse sur les conditions auxquelles les établissements se financent.

Or, lorsque ce repère grimpe, les banques disposent de moins de marge pour proposer des crédits à des niveaux attractifs. Elles ajustent alors progressivement leurs barèmes, même si la concurrence reste présente sur le marché.

Les meilleurs dossiers continuent de tirer leur épingle du jeu

La remontée des taux ne signifie pas que toutes les offres se valent. Les banques cherchent encore à capter les profils les plus solides, notamment ceux qui présentent des revenus stables, un apport personnel, une situation professionnelle rassurante et une capacité d’endettement bien maîtrisée.

Autrement dit, le taux proposé dépend toujours fortement du dossier. Deux emprunteurs sollicitant le même montant peuvent se voir proposer des conditions différentes selon la qualité globale de leur profil.

Une tendance amorcée à la mi-août

Selon les repères disponibles, le mouvement haussier ne date pas uniquement de la rentrée : il aurait commencé dès la mi-août, avec un impact d’abord mesurable sur les durées les plus longues. Les prêts sur 20 et 25 ans semblent avoir été les premiers concernés par ce resserrement.

Pour les ménages en cours de projet, cela peut modifier le calcul de capacité d’emprunt ou le montant mensuel acceptable. Même une hausse limitée finit par peser sur le coût total du crédit sur la durée.

Deux rendez-vous peuvent encore influencer le marché

Le mois de septembre reste chargé en éléments susceptibles de faire évoluer les conditions de crédit. Deux dates attirent particulièrement l’attention :

  • le 10 septembre 2026, avec la décision de la Banque centrale européenne ;
  • le 1er octobre, date de révision du taux d’usure.

Ces échéances ne suffisent pas à elles seules à déterminer la trajectoire des taux, mais elles peuvent confirmer ou atténuer les tensions observées en début de mois.

Ce qu’il faut retenir pour un projet immobilier

Le marché reste ouvert, mais le contexte de financement est moins porteur qu’en phase de détente. Les emprunteurs les mieux préparés conservent des marges de négociation, tandis que les autres peuvent subir plus directement la remontée des barèmes.

Dans ce cadre, comparer plusieurs propositions et suivre l’évolution des taux dans les prochaines semaines devient particulièrement important pour les acheteurs en recherche de financement.